À ne pas confondre : un exosquelette de travail n’est ni un équipement de loisir, ni un dispositif de rééducation. Sa pertinence dépend du geste, de la zone du corps, du poste et de l’environnement de travail.
Définition
Qu’est-ce qu’un exosquelette professionnel ?
Il s’agit d’un équipement porté par l’opérateur pour apporter une assistance physique lors d’une tâche. Il peut être passif — ressorts, élastiques, structures mécaniques — ou actif, avec motorisation et commande électronique.
Dans l’entreprise, l’objectif n’est pas d’« augmenter » indistinctement le salarié : il faut cibler une contrainte localisée et vérifier que l’assistance ne déplace pas le problème vers une autre zone du corps ou vers un autre risque.
Usages
Les grandes familles de besoins professionnels
| Situation | Zone souvent visée | Exemples de tâches | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Manutention | Dos / lombaires | Prises au sol, levage, préparation de commandes | Poids des charges, cadence, mobilité |
| BTP | Épaules / bras / dos | Ponçage, perçage, travail bras levés, flexions | Espace, outils, poussière, EPI |
| Logistique | Dos / membres supérieurs | Picking, port de colis, répétition de postures | Compatibilité avec le flux réel |
| Industrie | Épaules / dos | Assemblage, maintien d’outils, postes fixes | Interaction avec machines et environnement |
Documentation professionnelle
Approfondir avec les grands thèmes de l’INRS
Comment choisir un exosquelette professionnel ?
Partir de la tâche, de la zone du corps et de l’essai terrain.
Dossier de référence
Exosquelettes et TMS : que dit EU-OSHA ?
Notre dossier analyse le discussion paper EU-OSHA consacré aux exosquelettes professionnels : bénéfices possibles, redistribution des contraintes, acceptation des salariés et méthode de déploiement. Lire le dossier EU-OSHA sur les exosquelettes et les TMS.
Acquisition et intégration en entreprise
Organiser un pilote, former et suivre l’usage.
Risques et points de vigilance
Collisions, charge physique, équilibre et charge mentale.
Idées reçues sur les exosquelettes au travail
Ce qu’un exosquelette peut réellement changer — et ce qu’il ne règle pas.
Exosquelette et port de charges
Dos, levage, logistique et limites d’usage.
Aides, remboursement et employeur
Assurance Maladie, aménagement de poste, Agefiph et FIPHFP.
Méthode
Comment sélectionner un exosquelette de travail ?
- Identifier la tâche réellement contraignante.
- Mesurer la zone du corps et le type d’effort à assister.
- Vérifier l’environnement : espace, outils, EPI, chaleur, poussière, hygiène.
- Tester avec les futurs utilisateurs dans des conditions représentatives.
- Observer les effets sur la sécurité, les stratégies de travail et le collectif.
- Prévoir apprentissage, réglages, nettoyage, maintenance et suivi.
L’INRS insiste sur l’adéquation entre l’homme, la tâche et l’exosquelette et déconseille de considérer le dispositif comme une solution universelle à la pénibilité.
Limites
Un exosquelette ne remplace pas la prévention primaire
Les risques identifiés peuvent être mécaniques, liés à la charge physique ou à la charge mentale. Pour certaines manutentions très lourdes dans une zone fixe, un préhenseur ou une solution d’automatisation peut être plus approprié. L’exosquelette doit donc rester une option parmi d’autres dans l’analyse du poste.
Dossiers pratiques
Du choix au financement
Le dossier professionnel est désormais organisé autour des questions qu’une entreprise rencontre réellement : sélection, intégration, sécurité, manutention et financement. Chaque page renvoie aux documents INRS, Assurance Maladie ou organismes compétents utilisés comme base.
Sources