Idée reçue 1
« Un exosquelette supprime le risque de TMS »
Non. Il peut réduire certaines sollicitations musculaires locales dans certaines tâches, mais il ne supprime ni la répétitivité, ni toutes les contraintes biomécaniques, ni les déterminants organisationnels du risque.
Idée reçue 2
« On pourra faire porter des charges plus lourdes »
L’INRS répond explicitement non. Un supplément de force local ne doit pas servir à augmenter le poids des charges manipulées. Les règles de prévention et de manutention restent applicables.
Idée reçue 3
« Tous les exosquelettes sont des robots »
Non. Beaucoup de dispositifs professionnels sont passifs : ressorts, élastiques ou structures mécaniques. Les modèles actifs ajoutent motorisation, capteurs et électronique.
Idée reçue 4
« Si l’utilisateur se sent mieux, le dispositif est forcément efficace »
Le confort perçu est important, mais il ne suffit pas. Il faut observer la tâche, les autres zones du corps, la fatigue globale, les gestes compensatoires et les effets après plusieurs heures ou plusieurs semaines.
Idée reçue 5
« Il suffit de choisir le modèle qui annonce la plus forte assistance »
La performance dépend de l’adéquation avec le mouvement, la posture, les charges et l’environnement. Une assistance mal ciblée peut être inutile ou gêner certaines phases du travail.
Idée reçue 6
« C’est un équipement individuel, donc le collectif de travail n’est pas concerné »
Faux : volume occupé, vitesse de déplacement, organisation des tâches, entraide et interactions avec les collègues peuvent être modifiés. L’essai doit inclure l’environnement social et organisationnel du poste.
Conclusion
Le bon réflexe : traiter l’exosquelette comme un projet de prévention
La technologie peut avoir sa place, mais après analyse du besoin et comparaison avec d’autres mesures possibles. Ce cadrage évite à la fois la surpromesse et le rejet systématique.
Source