1 · Besoin réel
Commencer par le travail, pas par le catalogue
Avant de comparer les marques, il faut identifier précisément le geste contraignant : bras maintenus en hauteur, flexions répétées du tronc, manutention depuis le sol, maintien d’un outil, station accroupie, etc. Il faut aussi comprendre la durée, la cadence, les charges, les pauses et les variations du poste.
2 · Zone du corps
Dos, épaules, membres supérieurs ou jambes : l’assistance doit être ciblée
Les exosquelettes professionnels ne sont pas interchangeables. Certains assistent le redressement du buste, d’autres le maintien des bras, d’autres encore des tâches plus spécifiques. Une forte assistance théorique est inutile si elle ne correspond pas au mouvement réellement problématique.
3 · Technologie
Passif ou actif ?
Les systèmes passifs utilisent ressorts, élastiques ou structures mécaniques et ont l’avantage de ne pas dépendre d’une batterie. Les systèmes actifs ajoutent une motorisation, des capteurs et une commande. Le choix dépend du niveau d’assistance nécessaire, du poids acceptable, de l’autonomie, de la maintenance et du contexte de sécurité.
4 · Essai terrain
Le meilleur modèle sur le papier peut échouer sur le poste
L’INRS recommande d’évaluer l’interaction homme–tâche–exosquelette en situation réelle. Il faut laisser le temps de se familiariser avec l’équipement, puis vérifier à la fois les bénéfices attendus et les effets non souhaités.
5 · Adoption
Confort, réglage et acceptabilité comptent autant que la fiche technique
Un équipement performant mais trop long à enfiler, trop chaud, incompatible avec les EPI ou gênant dans certaines tâches sera peu utilisé. Le bon critère final est donc la capacité à s’intégrer au travail réel sans créer de nouvelles contraintes disproportionnées.
À lire ensuite
Construire le projet complet
Sources